Questions / Réponses

CALM, pour combien de temps ?

CALM accueille pour une durée minimale de 3 mois et une durée maximale de 12 mois. Si la cohabitation se passe bien, vous pouvez, bien entendu, prolonger l’expérience. Cependant, vous ne ferez plus officiellement partie du dispositif CALM. Vous restez, en revanche, dans la communauté SINGA et vous êtes les bienvenus à tous nos évènements.

Quels sont les objectifs de CALM ?

CALM est un dispositif favorisant la rencontre entre des personnes réfugiées et les personnes de la société d’accueil. La cohabitation doit permettre aux personnes accueillies de pratiquer la langue française, de se familiariser avec les codes socio-culturels français, de se créer un « réseau » social et professionnel en vue de la réalisation du projet d’inclusion.

CALM est un tremplin, c’est une mise en relation destinée à favoriser l’autonomie des personnes réfugiées accueillies.

CALM existe-t-il partout en France ?

SINGA est présent dans quatre villes de France : Lille, Paris, Montpellier et Lyon. CALM se développe progressivement dans les régions autour de ces grandes villes. Nous sommes actuellement en train de développer une méthodologie pour que SINGA puisse être créée n’importe où en France. Les personnes proposant un accueil en dehors des régions où nous agissons actuellement pourront bientôt le faire.

Je n’habite pas en France, puis-je accueillir des personnes chez moi dans le cadre de CALM ?

Désolé les amis ! Le dispositif CALM n’est pour l’instant actif qu’en France, et démarre au Québec. La communauté SINGA est toutefois présente en France, au Québec, en Belgique, en Allemagne et en Suisse.

Je souhaite monter un réseau local, un collectif ou une association, est-ce possible ?

Génial ! Nous réfléchissons actuellement à la question de l’essaimage des activités de SINGA sur le territoire français. L’objectif est de monter des communautés locales, au sein desquelles des personnes réfugiées se sentiront Comme A La Maison. Dans les prochains mois, la plateforme SINGA permettra de s’organiser quant à cet essaimage. Elle mettra à votre disposition les outils que nous avons développés jusqu’à maintenant afin que vous puissiez répliquer nos programmes. Nous vous y expliquerons également les liens entre votre réseau et la communauté nationale que SINGA France coordonne.

Nous vous invitons à nous contacter via notre formulaire pour davantage d’informations.

Je souhaite accueillir quelqu’un mais j’habite dans une petite ville. Ma proposition est-elle utile ?

Merci pour votre proposition ! N’hésitez pas à remplir notre formulaire d’inscription et dites-nous quelles sont les possibilités en terme de travail, écoles, crèches, qui peuvent y exister (travail saisonnier, etc.). Nous garderons votre proposition en tête au cas où des personnes réfugiées seraient en recherche d’un accueil dans votre région.

Je suis locataire, ai-je le droit d’accueillir quelqu’un chez moi ?

Oui, vous avez absolument le droit d’accueillir une personne chez vous, et le fait que la personne soit réfugiée n’est en aucun cas un élément différenciant.

Les personnes accueillies au sein du dispositif CALM ont quel statut ?

Le dispositif d’accueil chez les particuliers CALM s’adresse aux personnes bénéficiant du statut de réfugié. L’obtention de ce statut signifie que l’Etat français reconnaît que l’Etat d’origine de ces personnes ne peut plus les protéger juridiquement et diplomatiquement. Cette reconnaissance ouvre des droits similaires aux citoyens français.

D’autres réseaux existent pour l’accueil des personnes qui sont en train de demander l’asile : JRS, le réseau « Welcome », Réfugiés Bienvenue…

Est-ce que les personnes réfugiées peuvent travailler ?

Oui. Une fois le statut obtenu, les personnes réfugiées entrent dans le droit commun et ont donc le droit de travailler, de payer des impôts, d’accéder à la sécurité sociale, de bénéficier de la CAF, des APL, et autres bourses… comme l’ensemble des citoyens français.

Les personnes réfugiées ont-elles des ressources ?

Les personnes réfugiées ne sont pas toutes dans de grandes difficultés. Lorsqu’elles obtiennent leur statut, les personnes réfugiées acquièrent les mêmes droits que les français en termes d’accès aux allocations (RSA, CAF, etc.). Beaucoup d’entre elles travaillent.

Certaines personnes pourront – et souhaiteront – participer aux charges de la cohabitation. Ils pourront donc, à défaut de payer un loyer, contribuer aux dépenses de la maison.

Puis-je accueillir des mineurs isolés ?

Malheureusement, CALM ne propose pas l’accueil de mineurs isolés. Cela demande en effet une expertise que nous n’avons pas.

Je n’ai pas de chambre, puis-je vous aider autrement ?

Oui. L’objectif de SINGA est justement de proposer à chacun des moyens d’action. Si vous êtes un.e passionné.e de foot, d’échecs, de théâtre, de visites de musées, de danse, de chant ou même de saut à l’élastique, nous sommes sûrs de pouvoir vous faire rencontrer des personnes réfugiées qui ont les mêmes centres d’intérêt via notre programme SINGA Passion. Il vous sera également possible d’organiser des événements, des formations, de proposer des cours de langues (toutes les langues), ou tout simplement d’inviter une (ou plusieurs) personnes réfugiées à venir goûter un plat typique de votre région.

Si ce n’est pas déjà fait, nous vous invitons à remplir le formulaire d’inscription au programme Passion de SINGA.

J’aimerais accueillir des personnes d’une nationalité en particulier, ou des membres d’une confession particulière, est-ce possible ?

Avec CALM, notre objectif est de mettre en relation des personnes réfugiées avec des personnes ayant les mêmes centres d’intérêt et/ou des expériences professionnelles similaires. Nous nous basons également sur des critères pratiques mais la nationalité, l’ethnie, la religion, ou le genre ne font pas partie des critères sur lesquels nous nous basons afin de réaliser les mises en relation.

Puis-je choisir la durée du séjour de la personne ?

Oui. La durée d’accueil des personnes réfugiées au sein du programme CALM est de 3 mois minimum, et de 12 mois maximum. A la fin de ces 12 mois, vous pouvez choisir de prolonger cette expérience de cohabitation (en dehors du programme CALM). Vous pouvez également renouveler l’expérience avec un nouvelle personne/famille.

Dans tous les cas, il est important de déterminer, avec la personne accueillie, la date de fin de l’accueil. Fixer une date permet en effet à la personne accueillie d’anticiper son départ.

Je ne parle pas d’autres langues que le français. Cela peut-il être un problème ?

Non. La plupart des personnes réfugiées statutaires participant au programme CALM ont déjà passé du temps sur le territoire français, et maîtrisent suffisamment la langue pour se faire comprendre. De plus, il est bon de rappeler que la communication verbale ne représente qu’une petite partie des moyens de communication existants. Beaucoup de messages passent par l’expression du visage, l’intonation, ou encore les gestes.

Quels sont les outils que vous mettez à notre disposition pour la cohabitation ?

Trois documents sont à votre disposition pour préparer et vivre la cohabitation dans les meilleures conditions :

– Une convention d’accueil temporaire, signées par les deux parties, qui permet de se mettre d’accord sur la durée de l’accueil ;

– Une charte de cohabitation qui propose une liste – non exhaustive – de points à aborder par les personnes qui vont cohabiter. L’objectif est d’aider à réfléchir à la cohabitation et à en fixer le cadre ;

– Un guide de l’accueil, qui contient un petit livret sur les démarches administratives.

Par ailleurs, en cas de difficultés de communication ou de malentendus, vous pouvez faire appel à un médiateur. La médiation par un professionnel est un mode efficace de prévention et de règlement des difficultés. Elle s’inscrit dans un cadre éthique et déontologique. Lors de la médiation, les parties, en présence d’un médiateur parfaitement neutre et indépendant, recherchent elles-mêmes, en toute confidentialité, une solution à leur différend.

De plus, les personnes réfugiées peuvent être mis en relation avec un « buddy » (« pote » en anglais). Ces mises en relations aboutissent à des rencontres hebdomadaires d’1h30 minimum. Les rencontres se déroulent toujours sur un pied d’égalité et sur la base du respect. Elles peuvent prendre la forme d’échange de cours de langues, de rencontres autour de la musique, de la littérature, du cinéma, du théâtre, du sport. Elles sont également l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes. Ces mises en relation peuvent aussi prendre la forme d’un accompagnement dans les recherches d’emploi ou autres démarches administratives.

Enfin, nous organisons des rencontres mensuelles, qui sont l’occasion d’échanger et d’apprendre des expériences des uns et des autres. Elles sont conviviales et les retours concernant ces temps de partage sont toujours très positifs.

Les évènements SINGA sont également ouverts à tous. Toutes les semaines des ateliers musicaux, créatifs, des évènements sportifs, festifs sont organisés !

Que se passe-t-il si la cohabitation ne se déroule pas bien ?

En cas de difficultés, SINGA reste à votre disposition pour répondre à toutes les questions que vous pourriez avoir. En cas de besoin, nous organiserons une médiation afin de trouver des solutions concrètes pour que la cohabitation puisse se poursuivre. En cas de problème trop important, il est possible d’abréger la durée de l’expérience avec l’appui d’une médiatrice.

Que se passe-t-il au terme de la période convenue ?

Dès le début de la cohabitation, l’accueillant et l’accueilli se mettent d’accord sur une fin d’accueil. Par principe, CALM est une solution temporaire. Il ne remplace en aucun cas un hébergement d’urgence. L’accueil est l’occasion pour l’accueillant et l’accueilli de réfléchir ensemble au projet de vie, d’emploi et de logement de la personne accueillie.

Un travailleur social est censé accompagner la personne accueillie dans ses démarches d’accès au droit commun, et donc dans ses démarches vers le logement.

Si nous n’avons pas répondu à votre question dans ce post,
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