Rencontrez Foday

SINGA : Qui est Foday ?

Foday : Je suis quelqu’un de très simple, qui respecte tout le monde, et adore le foot et le scoutisme, vivre avec les uns et les autres, partager, travailler en équipe. J’aime être là où on a besoin de mon aide et faire tout avec le sourire et dans la joie. Je suis comptable de formation et de profession.

S : Comment as-tu connu Singa ?

F : Par le biais de mon assistante sociale, au moment où elle cherchait pour moi des pistes pour les cours de français et m’aidait à trouver du travail. Elle m’a mis en contact avec Singa qui m’a trouvé un stage d’une année à Rouen. De 2013 à 2014, j’ai été lé trésorier de Singa, puis je suis devenu président de l’association en 2015. Je n’oublierai jamais le jour où j’ai été reçu par le Président François Hollande à l’occasion de la remise à Singa du prix La France s’engage. Imaginez : une personne réfugiée qui parle à peine français confortablement installé en train de prendre le déjeuner avec Monsieur Hollande, entouré de ministres et de toutes les personnalités qui dirigent la France. Carrément inimaginable !

S : Quelles sont tes responsabilités et tes occupations actuelles au sein de Singa ?

F : Je suis le Community manager, je fais la liaison entre les grosses communautés et l’équipe de Singa : communiquer sur tous les événements organisés par les différents services de Singa et les diffuser auprès du grand public, et sensibiliser au maximum autour de tout ce que nous faisons.

S : Si tu avais le pouvoir de changer le monde, quelles seraient tes priorités ?

F : ll faut commencer par partager toutes les ressources car c’est cela qui crée les guerres et les conflits. Par exemple nous les Sierra Léonais on a les diamants mais on ne sait pas à quoi ils servent. Alors les pays puissants qui en ont besoin créent des guerres dans nos populations pour s’approprier les diamants. C’est cela la base des conflits à travers le monde.

S : Et que ferais-tu si tu avais le pouvoir de changer le sort des personnes réfugiées ?

F : Beaucoup de personnes réfugiées souffrent de la solitude car ils n’ont pas d’amis, pas de réseau, donc ils ne savent pas comment trouver du travail. Il faut attirer l’attention des gouvernements et des politiciens partout dans le monde et leur demander d’adopter le système d’intégration qu’on utilise à Singa pour bien répondre aux besoins des personnes réfugiées. A Singa, les personnes réfugiées se sentent vraiment en groupe, entre amis parce qu’ils savent qu’on s’occupe d’eux. Il faut prendre les personnes réfugiées non pas comme des problèmes, mais comme des solutions. 

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