7 juin 2018 – Une bouffée de rencontres

Migrants hébergement Comme à la Maison spectacle

 

Le 4 avril dernier sortait chez Flammarion le nouveau livre de Benoît Cohen « Mohammed, ma mère et moi ». Partant de la rencontre via le programme CALM entre Med, jeune réfugié afghan, et Marie-France, serial-entrepreneure vivant dans les beaux quartiers de Paris, le livre dresse le parallèle entre le destin de Med, qui a été contraint de fuir son pays, et celui de Benoît (l’écrivain et fils de Marie France), qui a choisi de quitter le sien.

De confidence en confidence, l’auteur restitue l’histoire de Med avant sa rencontre avec la famille Cohen, jusqu’à cet événement qui changea tout : sa rencontre avec Marie-France, qui eut un déclic quelques semaines plus tôt lors d’une intervention radio de Guillaume Capelle – co-fondateur de Singa : « Quand on peut [accueillir chez soi], on doit [le faire] ».

 

L’ensemble des intervenants du 7 juin, © Clélia Alric

SINGA met alors Med et Marie-France en relation, un accueil qui lui permet de reprendre confiance en lui, d’accorder sa confiance à nouveau, de se projeter et de réaliser son rêve : reprendre ses études et intégrer Sciences Po.

Le 7 juin, à l’occasion de la sortie de livre, SINGA organisait une soirée entière sur le thème de l’accueil et des rencontres au théâtre des Bouffes du Nord. Chacun à leur tour, ce sont 7 intervenants qui sont montés sur scène pour raconter leurs histoires de rencontres, et l’impact de ces rencontres sur leur vie. Parmi eux, Benoît Cohen et Med, mais également d’autres accueillants, accueillis, buddies SINGA et mentors/mentees Wintegreat.

 

Amaré, Karima et Moulham, © Clélia Alric

 Il tenait à coeur à Amaré, accueilli avec sa femme et leur bébé dans 3 familles CALM de clamer son amour à la foule parisienne : « J’aime Paris parce que Paris c’est la rencontre. C’est pas toujours facile, mais c’est possible ! Les rencontres, il n’y a rien de plus beau. Même Paris, même la foule. »

Moulham – étudiant, d’abord mentee (puis mentor) Wintegreat et réalisateur – rencontre Karima qui l’appuie dans son projet professionnel grâce à son réseau :

“ – Quel est ton projet, Moulham ?

– Je n’ai pas un seul projet. J’ai 100 projets. Mon projet serait de réaliser mes 100 projets.”

 

Nawal, passionnée de théâtre a incarné son intervention et son histoire. Le théâtre est pour elle une manière de clamer haut et fort “Je suis là !”, de retrouver une famille au sein de sa troupe, unie et soudée dans sa diversité.

 

Nawal et Sophie, © Clélia Alric

 

Quant à Sophie, son mari et ses deux fils, ils accueillent Asaad. Drôle et pleine d’énergie débarquant sur scène après une chute à vélo (qu’elle lance sur la scène dès son arrivée), Sophie nous rappelle que les ensembles dont on fait partie rassemblent plus de personnes que nous le pensons. Quelque soit notre âge, notre milieu social ou notre vécu, des « nouveaux nous » peuvent être créés et sont assez puissants pour balayer un statut administratif par exemple (nous retiendrons les groupes de ceux qui se retrouvent devant un match de foot le mardi soir, de ceux qui courent le samedi matin, et de ceux qui préfèrent dire “j’irai courir demain finalement »).

Clou de la soirée, ce fût alors à Med de prendre le micro et le devant de la scène pour conclure la soirée, déclenchant l’émotion générale. Sa rencontre avec Marie-France a tout changé. En lui accordant sa confiance, Marie-France lui a permis d’espérer à nouveau, d’avoir le droit de rêver, de se projeter dans l’avenir et de se sentir chez lui. En lui accordant sa confiance, Marie-France lui a permis de faire confiance en retour.

“Se rencontrer, c’est investir à long terme. Planter les graines d’une société dans laquelle on va vivre ensemble. En se rencontrant, on investit dans l’amour. C’est fou… et en même temps tellement intelligent ! Parce que quand on est soutenu, on n’a qu’une envie : donner en retour ! Montrer que l’autre a eu raison de nous soutenir.”

 

Med, © Clélia Alric

 

Pour SINGA, les rencontres favorisent l’émergence d’opportunités. Elles participent à la création d’une société plus inclusive. Nous ne trouverons pas de meilleure conclusion que celle de Med : “Réfléchissons. On va devoir vivre ensemble. De toute façon, pendant des années, on va vivre ensemble. Si on laisse les réfugiés faibles, alors nous vivrons dans une société faible. Si on donne aux réfugiés la possibilité d’être forts, alors notre société sera plus forte.”

 

Accueillons ! Et permettons aux talents de se révéler !

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Vous aussi, lancez-vous et accueillez avec CALM.

Pour s’inscrire, c’est par ici !

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